Réseaux sociaux, TheChangeBook a choisi le fediverse avec Hubzilla

J’avais écris un article il y a quelques années pour exprimer mon enthousiasme à propos d’un réseau social militant, TheChangeBook plutôt de tendance anarchiste. C’est le seul réseau social où je me sens un peu confortable, même si on peut reprocher le fait d’être «entre-soi» qui forcement rend plus respectueux les relations.

Le réseau a beaucoup évolué et depuis peu a décidé après concertation de migrer vers un logiciel libre, Hubzilla, qui fait partie du fediverse et c’est une super nouvelle, car il est possible désormais de communiquer aussi avec d’autres réseaux sociaux libres qui font aussi partie du fediverse comme Diaspora ou Mastodon.

C’est quoi le fediverse ?

Ce réseau fonctionne grâce à une auto-gestion et avec une charte importante à respecter, des valeurs a respecter qui me convienne.

Beaucoup d’outils sont proposés à l’utilisateur et une motivation à gérer ensemble ce réseau. Citons entre autre:

  • une radio webradio Radio Lutte autogéré où vous pouvez tous vous impliquer et participer,
  • possibilité de créer des Wikis,
  • des Agendas
  • Galeries de photos
  • Pages Web
  • Salons de clavardages (chat)

Et ce n’est pas tout, TheChangeBook a aussi une chaîne Peertube TCB Peertube, alternative à Youtube qui elle aussi est fédérée avec d’autres instances, encore un pas vers le fediverse qui est une logique de l’utilisation d’internet comme un bien commun, partagé…

 

Voici une des philosophie de son autogestion

Depuis la création du réseau en août 2012, nous poursuivons l’idée d’un espace démocratique géré entièrement par ses membres, expert(e)s ou pas. Notre démarche vise à taper du poing dans la toile ou, par simple curiosité, à voir ce que nous pourrions en tirer. Aussi, la démocratie et l’autogestion sont constamment au centre de nos recherches, tant sur les règles de fonctionnement que sur la gestion technique du réseau. C’est pourquoi, depuis le début, nous posons les bases d’un tel système, proposant sans cesse des idées visant à l’expérimenter, à l’améliorer, puis nous en débattons pour engager un processus opérationnel lorsque l’idée est collectivement retenue. Chacune de ces pistes a participé à faire de TCB ce qu’il est aujourd’hui, et ce qu’il deviendra demain grâce à l’implication du plus grand nombre des membres du réseau.

Pour étendre la démocratie directe sur la sphère numérique, force de notre engagement, nous nous sommes fixés des objectifs et promouvons des valeurs :

– permettre la convergence des luttes avec toutes leurs divergences dans l’ouverture et le respect de chacun quel que soit son origine, son genre, sa carnation, ou même sa religion. Mettre en relation les luttes et les événements de résistances diverses, afin de les agréger ;

– faire circuler des informations vérifiées et sourcées qui ne sont peu relayées par les médias, ou relayer des informations de médias qui participent à cette résistance (presse, musique, web, livres, films,…)

– mettre en évidence la désinformation, les manipulations diverses, effectuées par des partis politiques, des médias, ou des personnes ;

– créer ou relayer des dynamiques alternatives : woofing, gratiférias, entreprises éthiques, coopératives, dynamiques agricoles ou d’élevage, habitat, consommation, …

– objectif d’éducation : permettre par le dialogue, les rencontres (virtuelles ou réelles), le partage d’expériences, d’idées et savoirs faire, dans tous les domaines alternatifs, politiques, culturels, économiques, …

– agréger les résistances aux idées fascistes, sexistes, xénophobes et racistes ;

– participer à l’émergence puis à la mise en place d’un système d’organisation sociale plus juste, plus équitable, plus intéressant, plus constructif, plus épanouissant moins meurtrier et moins dévastateur, non marchand, moins absurde ou plus logique que l’actuel…

https://www.thechangebook.org/autogestion/

Si vous avez un cœur militant, je vous conseille de découvrir cette communauté. Pour s’enregistrer sur le réseau Hubzilla rejoignez ce lien

J’ <3 le Fediverse, J’ <3 l’Anarchie

Disparaître sous les radars des algorithmes

Un reportage sur Arte où on cause entre autres de #fediverse #mastodon #peertube #mobilizon comme parades aux outils hégémoniques des #GAFAMs

Source : https://www.arte.tv/fr/videos/100750-000-F/disparaitre-sous-les-radars-des-algorithmes/, “Nos libertés sont en train de s’évaporer sous nos yeux”, s’alarme une jeune chercheuse hongkongaise. Tous les jours, les données personnelles que chacun laisse sur les outils gracieusement mis à sa disposition par les Gafam – messageries instantanées, réseaux sociaux, navigateurs, moteurs de recherche, services de cartographie en ligne et de géolocalisation… – fragilisent le droit à la vie privée. À des degrés divers, l’activité numérique nous expose à de multiples risques : hacking, espionnage commercial, policier ou étatique, cyberharcèlement… Dès lors, comment échapper en ligne à la surveillance et à la malveillance ?, Protection mode d’emploi, Au travers des témoignages d’un performer berlinois désireux de s’émanciper de Facebook, d’enseignants du lycée français de Casablanca sensibilisant leurs élèves au harcèlement en ligne, de journalistes d’investigation qui s’ingénient à protéger leurs sources ou encore d’une jeune Hongkongaise, cible potentielle des autorités chinoises, ce documentaire didactique dresse un panorama des solutions pratiques alternatives pour échapper à la toute-puissance des algorithmes et protéger sa vie privée sur le Web.

Numérique et effondrement

Une question qui me traverse sans cesse, l’inquiétude de l’avenir pour nous libristes face à l’effondrement qui risque d’arriver. Comment survivre avec nos désirs d’un numérique libre et respectueux de nos vies privées et écologique dans ce cadre où le système et la société pousse à la croissance, à la productivité et à la surveillance de masse ?

Ici dans cette conférence, une réflexion aussi surtout sur la surveillance de masse qui s’ensuit… https://tube.thechangebook.org/videos/embed/5fe152cb-be4c-46ba-82a5-cd9303111d89

Par framasoft@framatube.org

Conférence de Gee et pyg, de Framasoft, donnée aux https://jdll.org le 06/04/2019 La bonne nouvelle, c’est que le capitalisme ne va pas tarder à crever ; la mauvaise, c’est qu’on risque fort de crever avec lui.Est-il encore temps de faire du libre sans vision politique et écologique ? Terme apparu dans le rapport Meadows dans les années 70, l’effondrement est « le processus à l’issue duquel les besoins de base ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ». Aujourd’hui, de nombreux signaux forts indiquent que cet effondrement est inéluctable, et ce dans un avenir relativement proche. Nous reviendrons rapidement sur quelques facteurs précisant « Pourquoi cet effondrement est inéluctable ? » (facteurs écologiques, énergétiques, économiques, financiers, sanitaires, sociaux, etc), sans pour autant proposer de solutions (puisqu’on vous dit que c’est inéluctable ! ). Notre proposition est plutôt de faire le lien entre cette notion d’effondrement, et celle plus récente du « capitalisme de surveillance », une forme de capitalisme dont l’évolution s’est faite sans entrave ces vingt dernières années, notamment grâce au développement et à l’omniprésence des technologies numériques. Nous essaierons d’articuler ces deux notions pour voir si le capitalisme de surveillance nous projette avec force vers l’effondrement ou, au contraire, si les technologies qui le soutiennent (logiciels, IA, Big data et analyse/extraction de données, nouvelles formes de contractualisation du travail, services personnalisés, internet des objets, etc) nous permettront de l’éviter ? Enfin, à défaut de proposer des solutions magiques qui éviteraient à la société capitaliste occidentale de s’effondrer (avec les conséquences que l’on peut et doit imaginer), nous évoquerons quelques pistes (notamment autour des communs et des communs numériques comme le logiciel libre) qui permettent une certaine frugalité, et d’atténuer la toxicité du modèle dominant aujourd’hui. Une façon de réfléchir aussi, à la place que nous aurons, nous libristes, dans une société occidentale post-effondrement où l’informatique même sera peut-être un luxe. En effet, demain, nous manquerons peut-être d’eau, de nourriture et de quantité d’autres ressources. Est-il alors futile, aujourd’hui, que nous mettions tant d’énergie dans l’informatique, le web ou les logiciels libres ? Tant de choses qui dépendent massivement des structures de la société industrielle, celles-là même qui sont amenées à s’effondrer dans une futur proche ? Note aux personnes souhaitant assister à cette intervention : il s’agit “d’une conférence-débat-plutôt-improvisée-et-légèrement-gesticulatoire” de deux heures environ (pause pipi comprise !), entre deux membres de Framasoft (l’un scientifique, l’autre économiste de formation) où nous tâcherons de laisser une large part au débat (30 minutes minimum).

Pourquoi le logiciel libre est plus important que jamais, par Richard Stallman – Framablog

Citation

Pourquoi le logiciel libre est plus important que jamais, par Richard Stallman – Framablog.

Je ne suis pas un talliban et derrière moi, l’herbe repoussera, mais je suis touché par ce discours de Richard Stallman, véritable Ché Guevarra de l’informatique, sans lui, nous n’aurions pas connu la licence libre et GNU/Linux, ne l’oublions pas.
J’essaie le plus possible d’utiliser du libre, mais parfois j’utilise un peu des compromis, comme beaucoup d’entre nous, pourtant je comprends bien ce discours radical.
C’est un peu comme en cuisine, si on décide de boycotter des aliments industriels et que l’on décide d’avoir une éthique sur les produits consommés pour refuser des conservateurs et que l’on fait attention à l’origine de ses aliments. Alors attention à nos gestes quotidiens, même si ceux-là semblent si virtuels qu’on ne réalise pas la portée de nos actes !
Librement

Enfin, un réseau social qui me convient.

Imaginez un équivalent de Facebook, mais sans publicité et qui soit  respectueux de vos données, sachant que Facebook génère des milliards de bénéfices en utilisant vos données pour les revendre à des publicitaires ! C’est tout de  même révoltant.

Je connaissais  déjà Jappix qui est pas mal aussi, mais qui n’est pas aussi agréable que Facebook.

Je viens de découvrir Changebook et j’en suis ravi. Bon, c’est très militant et activiste plutôt à gauche, mais tant mieux, je me sens plus à l’aise dans cet univers et c’est peut-être le moment de changer le monde, alors essayez ! L’initiative est venue d’une partie de la rédaction de Actalutte, « un journal Web donnant la parole à toutes les luttes sociales et politiques ».  Ce réseau social se veut auto-géré par les utilisateurs, il utilise parfois mumble (Programme de communication vocale de haute qualité, normalement utilisé pour les jeux en réseau) pour des conférences sur différents thèmes.

Depuis peu, je découvre aussi un autre réseau social, moins politique que Changebook ou plus généraliste mais aussi militant , la Framasphère (Diaspora*).

Se libérer sur le net

Fâché avec le manque de protection des données sur des réseaux sociaux comme Facebook, ou par le traçage de site comme Google, bref par tous ces sites qui vous tracent et qui prennent un pouvoir incommensurable seulement en vous observant, je me suis passionné par des alternatives libres.

Puis, j’ai découvert cette distribution, Yunohost , qui me permet de m’auto-héberger. Cela veut dire que cette page que vous lisez provient d’un serveur qui se trouve chez moi. Ce serveur me permet aussi d’avoir quelques applications sympathiques auxquelles ont accès les utilisateurs que je peux rajouter sur mon serveur, dont Rouncube , une boîte mail, Jappix , un serveur de réseaux sociaux comme Facebook qui fonctionne avec ejjaberd, mais respectueux des données, Owncloud pour échanger et partager des fichiers !
Pourquoi s’auto-héberger ?
Internet est un réseau conçu pour être acentré. Néanmoins on observe depuis plus de 10 ans sa métamorphose, car des plate-formes privées telles que Google, Facebook, Microsoft ou Apple se développent, recentrant progressivement les échanges vers d’immenses centres de données. Et ce sont vos données. En les offrant à ces géants, vous leur octroyez le droit de les exploiter, de les analyser, de les censurer ou de les vendre. Mais vous avez la possibilité d’être en dehors de ces centres, car Internet vous le permet.
Je trouve l’idée géniale et j’ai pu faire tout ceci avec un vieil ordinausore qui devrait être voué au rebut ! (il a 750 Mo de ram). Ensuite, l’idée de savoir que tout ce qui ce passe dans ce serveur est là physiquement et que j’en suis le maître à bord me réjouit. Puis, j’apprends énormément sur les commandes et sur les configurations à mettre en place.

Attention, je me dois de vous informer qu’une nouvelle version de Yunohost sera bientôt disponible et qu’elle sera encore mieux conçue, d’ailleurs je suis déjà en train d’utiliser la nouvelle version yunohost V2 et je vous rajoute bientôt une capture de cette nouvelle version ! Bravo à l’équipe qui maintient cette distribution.

Souriez, vous êtes surveillés !

Comme vous en avez sûrement entendu parler, la NSA  (National Security Agengy) surveille abusivement toutes nos cyber-vies, peut-être même que le meilleur moyen d’échapper à cette surveillance est de tout débrancher chez soi et de vivre dehors loin des horizons en pixels !
Sinon, des alternatives existent pour se protéger et garder l’anonymat, un lien bien documenté se trouve sur cette page :  Refusez Prism
Une pétition aussi pour qu’ils arrêtent de nous surveiller :                            Arrêtez de nous surveiller !
Nous ne sommes pas des terroristes et le droit à la liberté sur le net est à défendre, pour l’intérêt général !