Services Numériques Linux07, un pas vers les CHATONS

CHATONS ?

Cela fait longtemps que j’admire et suis le travail d’éducation populaire de l’association Framasoft, un esprit et une philosophie que me nourrit depuis plusieurs années. Pour un tas de personnes un peu consciente du besoin de se détacher des GAFAM, ça semble une évidence depuis belle lurette de conseiller à ces amis et proches d’utiliser un framadate plutôt qu’un doodle, un framaform plutôt qu’un google form. Tous cette panoplies d’outils libres alternatifs framachin qu’offre Framasoft participe à leur campagne Dégooglisons Internet !

Mais leur but n’a jamais été de remplacer un géant et l’association a toujours pousser à s’émanciper, à nous apprendre à héberger nous-même ces services. Elle décide même d’en arrêter petit à petit, avec une feuille de route sur quelques années. Tout cela en motivant plusieurs petits hébergeurs a continuer grâce au Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires : CHATONS. Créé En 2016, ce collectif vise à rassembler des structures proposant des services en ligne libres, éthiques et décentralisés afin de permettre aux utilisateur⋅ices de trouver rapidement des alternatives respectueuses de leurs données et de leur vie privée aux services proposés par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

Services en Ligne

Étant aussi assez actif dans la communauté YuNoHost – depuis leur première version, j’ai appris à m’auto-héberger chez moi, je contribue à leur projet et maintiens une application de leur catalogue – qui est aussi un moyen utiliser par certains hébergeur pour offrir des services en ligne libres et éthiques, j’ai mis en place un serveur avec plusieurs outils collaboratif en lignes pour vous les offrir et j’en suis fier ! Car cela fait longtemps que je rêve de vous faire partager ces outils.

Plusieurs sont libre d’accès, certains réservés aux adhérents de Linux07 ou associations qui voudraient en disposer. J’espère par la suite avoir assez d’adhésions à l’association et de dons pour pérenniser cette instance et la maintenir avec des volontaires.

La prochaine étape sera de demander à rejoindre le collectif des CHATONS, en adhérant sans retenue au Manifeste et à la Charte du collectif.

Envie de découvrir les services ? C’est par là Services Numériques Linux07

Rodolphe

C’est parti ! Soirées Libre Bidouille

Mis en avant

Suite à une première rencontre Mercredi 17 Novembre à Désaignes, nous avons constaté des demandes diverses et de compétences diverses aussi qui peuvent être enrichissantes pour chacun. Merci à tous les participants pour ces échanges.

Voici un petit compte-rendu

  • Il a été proposé d’alterner des soirées tous les quinze jours avec soirée une dédiée aux plus novices pour apprendre des bases avec l’utilisation de son ordinateur GNU/Linux et la suivante plus technique avec des plus avertis. Il faudrait d’une rencontre à l’autre décider ce qui se fera…
  • Une suggestion est de proposer une présentation courte sur un thème en début de soirée pas trop long.
  • Certains veulent bien intégrer le bureau. Nous organisons une rencontre prochainement pour créer le bureau et mettre à jour les statuts.
  • Vu les compétences diverses, je pense que l’on peut avoir de chouettes idées à partager: cartographie ? Docker ? WordPress ? sécurité avec ses mails ? what else ?
  • Quelqu’un a demandé si on pouvait organiser des soirées ailleurs. Pourquoi pas, je pense que le lieu à Désaignes peut être central vu les différents horizons, mais exceptionnellement ont peut décider d’organiser une soirée dans une autre commune.
  • A été évoqué si principe d’une adhésion à 15€ l’année était envisageable. Le coûts des adhésions permettrait de maintenir les Services Numériques Linux07 mis en place récemment. Ces services offrent des outils de collaboration Libres et Transparents inspirés des outils de Framasoft. Et pourquoi pas par la suite entrer dans le collectif des CHATONS
  • Certaines associations sont aussi intéressées par ces outils de communication, nous pouvons envisager de leur offrir aussi un espace.

La prochaine réunion se fera donc le 1 Décembre 2021 de 20h à 23h, Place de la mairie à Désaignes (sous réserve que la mairie soit d’accord). Nous aurons une présentation sur le thème « Hygiène numérique » en début d soirée.

Rodolphe

Rencontre publique

Bonjour,

l’association Linux07 a été en veille suite aux contraintes sanitaires ces dernières années. Un nouvel élan arrive bientôt après concertation.

Nous allons donc reconduire des rencontres bimensuelles autour de GNU/Linux et du logiciel libre, pour partager, s’entre-aider, se dépanner, découvrir et être à l’aise avec le système d’exploitation GNU/Linux, les outils et les logiciels libres.

La mairie de Désaignes nous propose une salle de la mairie pour nous retrouver, nous avons penser à tenter de se retrouver un mercredi soir tous les 15 jours pour commencer.

Une première réunion de rencontre aura lieu Mercredi 17 Novembre de 20H à 23H dans la salle sous la Mairie de Désaignes.

Venez nombreux, ce sera déjà une rencontre dans le but de discuter des envies de chacun.

Vous êtes bienvenue pour apprendre à maîtriser votre ordinateur, sécuriser vos données ou bien avec une demande sur un logiciel que vous voudriez prendre en main, ou juste encore éveiller votre curiosité et découvrir toute l’offre des logiciels libres.

Venez nombreux avec vos envies et vos besoins pour en discuter ensemble.

Nouveautés

L’association se propose cette année d’offrir des services libres et transparents dans l’esprits des CHATONS (en cours de réflexion pour le devenir) avec une instance Cryptpad qui fournit une suite bureautique complète avec tous les outils nécessaires à une collaboration productive. Les applications comprennent : texte, feuilles de calcul, code/markdown, kanban, présentations, dessin et sondage; ainsi que pour les adhérents un service libre avec une une adresse mail en [at] linux.07 avec une boîte mail un compte XMPP et un espace Cloud personnel pour héberger des données avec un Nextcloud doté de divers services (synchronisables) Agenda, Contacts, Formulaires, espace de discussions(Talk). Elle se propose aussi d’offrir un service public avec Cryptpad suite d’éditeurs qui utilisent le chiffrement pour l’édition collaborative privée. Avec le désir de rejoindre le collectif des CHATONS dans un proche avenir qui œuvre pour un ensemble d’alternatives aux services propriétaires dit GAFAM. Des services Libres sans aucune exploitation commerciale ou autres de vos données !!

Cet espace d’outils numériques libres est en cours d’élaboration et déjà en service à cette adresse Services Linux07

Mise en place du Fonctionnement de l’Association

Nous aurons aussi besoin de nouveaux membres du bureau pour l’association.

Campagne de reconditionnement

Bonjour lecteur,

Une campagne de reconditionnement d’ordinateurs a vu le jour avec la participation très active de la communauté de Emmabuntüs et de Debian-Facile. Ces deux communautés travaillent d’arrache-pied pour maintenir des distributions légères, accessibles aux novices dans le monde du libre et optimisées pour recycler des vieux ordinateurs. Nous pourrions dire qu’elles sont des distributions éthiques solidaires et écologiques.

Pour en savoir plus sur les questions environnementales, un bon article sous forme d’interview à lire ici : Emmabuntus, de l’aide à l’autonomie numérique.

En partenariat avec un Youtubeur Belge, Amaury Libert (BlaBlaLinux), et l’association Tugaleres passionnés de GNU/Linux, un projet à grande échelle de reconditionnement d’ordinateurs a vu le jour grâce entre autre à un outil très pratique utilisé par Emmabuntüs, une clé USB de reconditionnement qui permet d’installer la distribution avec un gain de temps considérable ! Voici une vidéo courte qui présente l’emploi de cette clé magique !

Si vous voulez en savoir plus, une vidéo plus longue existe et aussi un tutoriel écrit par arpinux et blablalinux de Debian-Facile pour créer la clé de réemploi.

voici plusieurs liens à ce sujet:

https://debian-facile.org/viewtopic.php?id=28163

https://video.tedomum.net/c/blablalinux.reemploi/videos?s=1

L’objectif principal:

permettre aux plus démunis d’acquérir gratuitement et/ou à très petit prix, un ordinateur fonctionnel reconditionné afin de couvrir ses besoins informatiques et permettre la réduction de la fracture numérique. ces ordinateurs seront reconditionnés grâce à des distributions libres.

Objectif secondaire:

permettre aux plus démunis de découvrir les logiciels libres afin de ne pas être enfermés dans une logique privatrice de liberté et une consommation numérique orientée vers le « toujours plus ».

Processus garantissant la liberté et l’indépendance des reconditioneurs:

  • le « reconditioneur » a le choix de la distribution à installer en fonction du public visé :
    soit une distribution ultra-complète intégrant une grande quantité de logiciels afin de couvrir tous ses besoins potentiels et de permettre une utilisation sans connexion stable : Emmabuntüs, soit une distribution plus simple et légère pour un public ne souhaitant que le minimum et désireux de compléter son installation ultérieurement via internet : DFiso/Debian
  • les ordinateurs sont ensuite confiés individuellement et directement aux particuliers ou envoyés en lot à des associations/écoles/foyers pour constituer un mini-parc d’ordinateurs libres

Voici une carte qui est en train de se construire pour cette campagne de réemploi:

Je me suis d’ailleurs inscrit à mon nom Rodolphe Robles (rodinux) près de Lamastre.

J’ai déjà quelques ordinateurs reconditionnés à donner ou à prix libre si besoin. Si vous avez un ordinateur à recycler, pensez à me faire signe. Et surtout, je cherche à trouver comment les donner à des personnes plus démunies, si possible avec une petite formation derrière pour apprendre à bien utiliser Debian. Je pense me renseigner auprès des Instituteurs, institutrices des écoles proches de chez moi à cet effet…

Des nouvelles fraîches de l’association Linux07 qui depuis le confinement ne se manifeste plus vraiment. Nous sommes un peu refroidit par les contraintes des mesures liées au COVID-19 pour organiser une rencontre dans le lieu habituel du Bar de L’Estaminet à Lamastre avec la contrainte de porter des masques. Mais peut-être que en durant ce mois d’Octobre, nous organiserons tout de même une session de rencontres autour du Libre un Dimanche après-midi.

Librement,

rodinux

Gestionnaire de mot de passe et cloud ?

J’avais écrit un article qui citait un outil intéressant KeePassx, un gestionnaire de mots de passe pour garder ses mots de passe et en générer de façon à avoir des mots de passe sécurisé. J’avais eu un commentaire, suite à cet article, sur des voisins proches (des forks) de cette application.

J’avoue que je me pose depuis longtemps des questions sur le niveau de sécurité en laissant un fichier crypté sur un cloud pour pouvoir le retrouver à distance. Je me suis tout de même risqué à laissé un fichier .kbdx à ouvrir avec keepassx sur une instance Nextcloud pour le retrouver avec mon portable où à l’extérieur, mais niveau sécurité je trouvais cette pratique dangereuse. Sûrement que c’est lié à un peu de la parano, puisque il ne m’est rien arrivé de douteux, mais c’est tout de même dangereux.

Puis je suis tombé par hasard sur une vidéo qui propose une solution un peu plus poussée où il s’agit de chiffrer son fichier .kbdx avec Cryptomator. D’abord cela va le protéger sur son ordinateur puisqu’il faudra dans un premier temps déverrouiller le dossier chiffré pour pouvoir atteindre le fichier qui contient les mots de passe à ouvrir ensuite avec le mot de Keepassxc (Il s’agit d’un fork communautaire de KeePassX, qui n’est plus maintenu, développé en C++ / QT). L’intérêt est que vous pouvez ensuite envoyer sur votre cloud (pour ma part c’est une instance Nextcloud) votre dossier chiffré qui lui aussi sera sécurisé de la même manière.

Je vous propose de voir ce tutoriel qui explique très bien comment s’y prendre pour mettre en place cette solution.

Merci à son auteur.

Je suis très satisfait des premiers essais avec cette solution, seul bémol, la version de Cryptomator pour Android est payante (celle pour le bureau d’ordinateur est gratuite). Ce n’était pas très cher, donc j’ai quand même fait le pas de l’acheter pour accéder de mon téléphone portable à mon dossier chiffré sur mon cloud. Surtout je me sens plus serein avec cette couche supplémentaire de sécurité.

Appel pour libérer le code de Windows 7

Une traduction rapide de l’appel de la Free Software Foundation pour libérer le code de la version de Windows 7, afin qu’il devienne un système d’exploitation en licence libre et qu’il soit maintenu pas la communauté du libre, devenant un bien commun.

Le support de microsoft pour Windows 7 est fini, mais il pourrait ne pas être en fin de vie. La FSF demande à Microsoft de le recycler.

Upcycle Windows 7 petition image

Le 14 janvier, Windows 7 atteint son « fin de vie officielle, » apportant une fin à ses mises à jour ainsi que ses dix années d’éducation empoisonnée, envahissant la vie privée, et menaçant la sécurité des utilisateurs. La fin du cycle de vie de Windows 7 donne à Microsoft l’opportunité parfaite de réparer les erreurs passées et de les recycler à la place.

Nous leur demandons de le publier comme logiciel libre et de le donner à la communauté pour qu’elle l’étudie et l’améliore. Comme il existe déjà un précédent pour la libération de certains utilitaires Windows sous forme de logiciels libres, Microsoft n’a rien à perdre en libérant une version de son système d’exploitation qui, selon eux, a «atteint sa fin».

Aux dirigeants de Microsoft :

  • Nous exigeons que Windows 7 soit publié en tant que logiciel gratuit. Sa vie ne doit pas se terminer. Donnez-le à la communauté pour l’étudier, le modifier et le partager.
  • Nous vous invitons à respecter la liberté et la confidentialité de vos utilisateurs – pas simplement les forcer à se replier dans la dernière version de Windows.
  • Nous voulons plus de preuves que vous respectez vraiment les utilisateurs et la liberté des utilisateurs, et que vous n’utilisez pas simplement ces concepts comme marketing lorsque cela vous convient.

Nous avons besoin de votre aide pour envoyer un message fort à Microsoft. Nous voulons que 7777 partisans prennent position avec nous pour la liberté – pas seulement pour nous-mêmes, mais pour les générations futures d’utilisateurs d’ordinateurs.

Veuillez nous rejoindre aujourd’hui et signer cet appel pour montrer votre soutien en allant sur cette page (en anglais): Recyclons Windows 7

Une piqûre de rappel de la FSF pour le logiciel 100% libre

Il y a déjà des articles sur ce site concernant des distributions 100% libres préconisées par la FSF (Free Software Foundation). Ces articles datent un peu (voir: Articles avec la catégorie 100% libre).
Il n’est pas facile de les installer, car il faut du matériel compatible qui n’a pas besoin de microcode propriétaire.

Un petit rappel de la FSF qui fait du bien est éditer en ce début d’année sur leur Page d’accueil avec un nouveau dessin animée en licence CC qui rappelle l’enjeu des licences libres.
J’adore le travail créatif de ces vidéos !

Cela me pousse à me remettre à essayer une distribution 100% libre, évidemment, pourquoi pas Parabola comme suggéré sur la page d’acceuil, en plus avec un gestionnaire de fenêtres i3, c’est très Geek et cela fait longtemps que j’ai envie d’essayer ce style de bureau qui demande à apprendre plein de raccourci clavier, mais qui est très léger et performant pour faire de la programmation…

Numérique et effondrement

Une question qui me traverse sans cesse, l’inquiétude de l’avenir pour nous libristes face à l’effondrement qui risque d’arriver. Comment survivre avec nos désirs d’un numérique libre et respectueux de nos vies privées et écologique dans ce cadre où le système et la société pousse à la croissance, à la productivité et à la surveillance de masse ?

Ici dans cette conférence, une réflexion aussi surtout sur la surveillance de masse qui s’ensuit…

Conférence de Gee et pyg, de Framasoft, donnée aux https://jdll.org le 06/04/2019

La bonne nouvelle, c’est que le capitalisme ne va pas tarder à crever ; la mauvaise, c’est qu’on risque fort de crever avec lui.Est-il encore temps de faire du libre sans vision politique et écologique ?

Terme apparu dans le rapport Meadows dans les années 70, l’effondrement est « le processus à l’issue duquel les besoins de base ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ». Aujourd’hui, de nombreux signaux forts indiquent que cet effondrement est inéluctable, et ce dans un avenir relativement proche.

Nous reviendrons rapidement sur quelques facteurs précisant « Pourquoi cet effondrement est inéluctable ? » (facteurs écologiques, énergétiques, économiques, financiers, sanitaires, sociaux, etc), sans pour autant proposer de solutions (puisqu’on vous dit que c’est inéluctable ! ). Notre proposition est plutôt de faire le lien entre cette notion d’effondrement, et celle plus récente du « capitalisme de surveillance », une forme de capitalisme dont l’évolution s’est faite sans entrave ces vingt dernières années, notamment grâce au développement et à l’omniprésence des technologies numériques. Nous essaierons d’articuler ces deux notions pour voir si le capitalisme de surveillance nous projette avec force vers l’effondrement ou, au contraire, si les technologies qui le soutiennent (logiciels, IA, Big data et analyse/extraction de données, nouvelles formes de contractualisation du travail, services personnalisés, internet des objets, etc) nous permettront de l’éviter ?

Enfin, à défaut de proposer des solutions magiques qui éviteraient à la société capitaliste occidentale de s’effondrer (avec les conséquences que l’on peut et doit imaginer), nous évoquerons quelques pistes (notamment autour des communs et des communs numériques comme le logiciel libre) qui permettent une certaine frugalité, et d’atténuer la toxicité du modèle dominant aujourd’hui. Une façon de réfléchir aussi, à la place que nous aurons, nous libristes, dans une société occidentale post-effondrement où l’informatique même sera peut-être un luxe. En effet, demain, nous manquerons peut-être d’eau, de nourriture et de quantité d’autres ressources.

Est-il alors futile, aujourd’hui, que nous mettions tant d’énergie dans l’informatique, le web ou les logiciels libres ? Tant de choses qui dépendent massivement des structures de la société industrielle, celles-là même qui sont amenées à s’effondrer dans une futur proche ?

Note aux personnes souhaitant assister à cette intervention : il s’agit « d’une conférence-débat-plutôt-improvisée-et-légèrement-gesticulatoire » de deux heures environ (pause pipi comprise !), entre deux membres de Framasoft (l’un scientifique, l’autre économiste de formation) où nous tâcherons de laisser une large part au débat (30 minutes minimum).

Projection du documentaire La Bataille du Libre

Le mercredi 23 octobre à Lamastre au Centre Culturel à 20h30, nous aurons la chance de recevoir Philippe Borel pour la projection de son film documentaire « La Bataille du Libre » (87mn) en partenariat avec Écran Village.

affiche la bataille du libre

Un bon conseil : ne le loupez pas et emmenez vos proches qui ni comprennent pas pourquoi vous les bassinez avec « vos trucs de libristes ». Ce film documentaire est accessible à tous et nous touche tous.

« Que ce soit dans le domaine médical, boursier, industriel, éducatif, ou même agricole, il n’existe presque plus de secteurs d’activité ayant échappé à l’emprise du code informatique. Nous en dépendons dans tout secteur de l’activité humaine dans lequel le savoir est clef. Et nous perdons au passage toujours plus de notre autonomie puisque la plupart des logiciels auxquels nous recourons sans le savoir sont dit « propriétaires » : leur code source protégé par des brevets qui appartiennent à de grandes firmes qui en tirent une rente dont le montant est de plus en plus démesuré.   Or le logiciel libre – lui – peut être utilisé, copié, partagé et même amélioré librement par tous. Les résistants du « Libre » y voient donc un enjeu philosophique et politique, autant qu’un choix de société, alors que les pratiques contributives et émancipatrices du « Libre » commencent à essaimer bien au delà de l’informatique pour l’intérêt général et le Commun. »  

Bande annonce

Synopsis

« La bataille du Libre »
écrit & réalisé par Philippe Borrel
avec Annabelle Jarry et Marion Chataing
produit par Jérémy Zelnik & Tancrède Ramonet / Temps noir pour ARTE

Désormais l’informatique est au cœur de presque toutes les activités humaines. A t-elle contribué à faire de nous des citoyens plus autonomes ? Ou plutôt les consommateurs passifs d’un marché devenu total ? Sans que nous en ayons conscience, deux logiques s’affrontent aujourd’hui au cœur de la technologie, depuis que les principes émancipateurs du logiciel libre sont venus s’attaquer dans les années 80 à ceux exclusifs et « privateurs » du droit de la propriété intellectuelle.

Il semblait parfaitement impossible il y a 20 ans que des acteurs non-industriels ou non-étatiques puissent parvenir à produire collectivement un système d’exploitation informatique ou une encyclopédie. De nombreux défis qui semblent encore impossibles à atteindre aujourd’hui -climatique, énergétique ou sociaux – pourraient bien demain être relevés par l’humanité toute entière, au-delà des frontières, grâce aux modèles expérimentés par les activistes du « Libre ».

Logiciels libres, semences libres, médicaments libres, connaissances libres… Des objets, des appareils, des machines, des concepts, reproductibles et modifiables, à partager à l’infini entre tous ceux qui le souhaitent grâce à la libre diffusion de leurs plans. Les principes juridiques fondateurs du logiciel libre servent aujourd’hui d’exemple : celui d’un combat gagné contre le modèle dominant de propriété intellectuelle. Depuis, les pratiques collectives et contributives du « Libre » essaiment dans bien d’autres domaines. Elles ont pour principal attrait de dessiner une alternative aux logiques de marchandisation et de contrôle, qu’il s’agisse de technologie, d’écologie, de défense des services publics ou de culture. En mettant l’accent sur la liberté, la coopération et le partage, elles redonnent par la même occasion de l’autonomie et du pouvoir aux utilisateurs. Elles peuvent ainsi contribuer à faire émerger un monde libéré des brevets au profit du Commun. Car derrière cette bataille, mondiale mais sans territoires, réside un enjeu essentiel : la capacité à mettre les technologies au service du Commun plutôt qu’au seul bénéfice d’une minorité. Le récit filmique que nous vous proposons pour « La bataille du Libre » est simple. Le film est conçu comme le journal de bord d’un voyage en immersion à la rencontre de figures anonymes ou de personnalités hors-normes de ce monde encore marginal du « Libre », et de ses opposants, en Inde, en France, en Suisse et aux États-Unis. Filmés sans langue de bois ni jargon technique, des lanceurs d’alerte et des observateurs éclairés ponctuent l’avancée du propos du film par leurs témoignages ou leurs analyses.

A propos du réalisateur

Philippe Borrel est né en 1966. Diplômé du Centre de Formation des Journalistes (JRI) en 1990. Avec son approche “gonzo”, il a choisi de toujours s’immerger lors de longues périodes dans l’univers des sujets qu’il aborde dans ses films, presque tous réalisés pour la télévision publique. Il est ainsi l’auteur et réalisateur de dix films documentaires depuis 2006, dont notamment “L’urgence de ralentir” (2014) et “Un monde sans humains ?” (2012) pour Arte ou encore “Un monde sans fous ?” (2010) et “Un monde sans travail ?” (2017) pour France 5.

La bataille du Libre” (87mn) est la version longue – destinée aux projections-débats – de “Internet ou la révolution du partage” (55mn) qui a été diffusé sur Arte en mai 2019.

Intervenants

Le film se développe avec les interventions de plusieurs personnalités dont entres autres :

  • Kenneth Roelofsen (fournisseur de pièces détachées agricoles)
  • Richard Stallman (fondateur du projet GNU et président de la Free Software Foundation)
  • Hervé Le Crosnier (spécialiste des technologies du web et du numérique)
  • Pierre-Yves Gosset (délégué général de Framasoft)
  • Kwame Yamgnane (cofondateur et directeur de l’École 42 au États-Unis)
  • Lucile Vareine (responsable communication de Mozilla)
  • Lionel Maurel (membre de La Quadrature du Net)
  • Xavier Niel (vice-président du groupe Iliad, créateur de l’École 42)
  • Vandana Shiva (écologiste, prix Nobel alternatif 1993)
  • Joseph E. Stiglitz (prix Nobel d’économie 2001)
  • Olivier Maguet (juriste, administrateur bénévole à Médecins du monde)
  • Vidyashankar R. (doctorant en génétique biomédicale, chercheur à l’université Transdisciplinaire)
  • Marc Bouché (multiplicateur de semences biologiques)
  • Mick Minchow (exploitant agricole)
  • Benjamin Coriat (professeur d’économie, membres des Économistes atterrés)
  • Marcel Thébault (paysan historique de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes)

Liste non exhaustive, la liste complète ici.

Un financement participatif pour prolonger le film est en cours.

Le projet lance un financement participatif, il est accessible ici. Ce projet consiste à rendre accessible à tous le film “La bataille du Libre” (87mn). L’équipe désire donc financer une version internationale en anglais. Pour cette adaptation, ils auront bien-sûr besoin de moyens techniques et humains. Dans une deuxième étape, pour prolonger le film, ils aimeraient ensuite produire de nouveaux bonus – des séquences ou des interviews inédites – soit à partir de rushs déjà existants, soit grâce à de nouveaux tournages. Il s’agira ainsi de réaliser plus d’une quinzaine de nouveaux bonus, qui s’ajouteront aux 15 déjà disponibles… Avec l’objectif final de les mettre librement à disposition du commun, sous licence Creative Commons.

Pour en savoir plus sur le financement participatif c’est ici.

Enfin, pour enrichir cette projection/débat, nous organiserons aussi des activités autour du logiciel libre ce mercredi après-midi au Bar L’Estaminet (salle du haut) avec des ateliers ou simplement pour découvrir et discuter:

gnu et linux

Venez avec vos questions concernant les logiciels libres ou vos besoins d’apprendre ou bien partager vos connaissances. N’ayez pas peur de venir avec des questions sur des problèmes que vous pourriez vouloir résoudre avec votre ordinateur, sur une recherche d’outil qui faciliterait votre usage numérique.

Vous pouvez aussi juste venir par curiosité, il y aura quelques ordinateurs avec plusieurs distributions GNU/Linux, un Raspberry Pi, pour tester différents environnements ou un logiciel particulier.

Si vous désirez installer GNU/Linux sur votre ordinateur, c’est l’occasion rêvée, prenez juste connaissance avant de venir pour une installation de ces recommandations: À lire avant une install-party

Vous avez une envie d’atelier spécifique, pour l’image, pour le traitement de texte, pour le montage vidéo, pour la musique, pour la protection de ces données, pour créer un site web, pour apprendre à programmer ? Venez en parler, nous pouvons l’aborder et mettre en place des ateliers autour de vos envies.

Nous aurons peut-être une présentation de la monnaie libre et une discussion avisée sur la protection de notre vie privée.

La révolution du partage peut être notre credo.
 

Après-midi du Libre en 2018

Pour cette année 2018, nous allons essayer de fixer nos rencontres chaque avant-dernier mercredi de chaque mois (dans la mesure du possible) de 13h30 à 19h30. Des bénévoles des associations du Libre vous accueilleront au Bar L’Estaminet lors de l’install party pour les « Après-midi du Libre ».

Nota: Nous débuterons le Mercredi 24 Octobre 2017.

Nous (trois passionnés de GNU/Linux) avons envie de créer une rencontre régulière (1 fois par mois) autour de GNU/Linux pour faire connaître ses possibilités, l’entraide, partager nos connaissances, aborder des thèmes ( la retouche d’images, la vidéo, le son, la sécurité ou d’autres thèmes selon les désirs de chacun) vous aider à installer une distribution et à apprendre à utiliser son environnement. Pour une installation veuillez lire attentivement la page Install-Party et n’hésitez pas à prévenir à l’avance si vous le pouvez en nous contactant.

GNU/Linux, où comment se libérer ?

Saviez-vous qu’il existe des alternatives aux logiciels propriétaires et aux systèmes d’exploitation propriétaires (Windows ou MacOS) pour ne pas les citer ? Pour ceux qui s’intéresse un minimum à ce qui se passe dans le web, cela semble évident qu’ils ont déjà entendu parler de GNU/Linux, même si ils n’ont pas oser faire la démarche de l’installer sur leurs ordinateurs, ils utilisent sûrement des logiciels libres (« Logiciel libre » [free software] désigne des logiciels qui respectent la liberté des utilisateurs. Cela veut dire que les utilisateurs ont la liberté d’exécuter, copier, distribuer, étudier, modifier et améliorer ces logiciels. Ainsi, « logiciel libre » fait référence à la liberté, pas au prix. Pour comprendre ce concept, vous devez penser à « liberté d’expression », pas à « entrée libre »).Même sans le savoir parfois , par exemple en utilisant un célèbre navigateur internet comme Firefox ou bien un lecteur vidéo VLC ou encore le logiciel de bureautique Libreoffice.

Le projet GNU a été lancé en 1984 pour développer le système GNU. Le nom « GNU » est un acronyme récursif pour GNU’s Not Unix! (GNU N’est pas Unix !) ; il se prononce gnou, avec une syllabe sans voyelle entre le g (dur) et le n

En cette période de perte de confiance dans le numérique, suite aux révélations d’Edward Snowden sur la NSA et ses liens avec les géants du numérique, le logiciel libre, transparent et auditable, apparaît comme étant un des piliers permettant de disposer d’un monde numérique au service des individus plutôt qu’au service des multinationales et des états.

J’entends régulièrement qu’il faut être informaticien pour utiliser des distributions libres. Je vous assure qu’il existe des distributions bien plus facile à installer et à maîtriser que Windows. Dernièrement, j’en ai découvert des très légères qui sont spécialement conçues pour des débutants (comme Emmabuntüs ou DFLinux), très bien documentées et très intuitives.

Nous qualifions ce logiciel de « libre » (nous utilisons ce mot, même en anglais, dans l’expression free/libre, pour souligner le fait que nous parlons de liberté et non de prix). Certains programmes privateurs, tels que Photoshop, sont vraiment coûteux ; d’autres, tels que Flash Player, sont disponibles gratuitement. Dans les deux cas, ils soumettent leurs utilisateurs au pouvoir du propriétaire du programme. Beaucoup de choses ont changé depuis le début : dans les pays développés, la plupart des gens possèdent maintenant des ordinateurs (parfois appelés « téléphones ») et s’en servent pour se connecter à Internet. Si les logiciels non libres continuent de forcer les utilisateurs à abandonner à un tiers le pouvoir sur leur informatique, il existe à présent un autre moyen de perdre ce pouvoir : le « service se substituant au logiciel » ou , qui consiste à laisser le serveur d’un tiers prendre en charge vos tâches informatiques.

Tant les logiciels non libres que le SaaSS peuvent espionner l’utilisateur, enchaîner l’utilisateur et même attaquer l’utilisateur. Les abus sont monnaie courante dans les services et logiciels privateurs parce que les utilisateurs n’en sont responsables. C’est là que se situe la différence fondamentale : les logiciels non libres et le SaaSS sont contrôlés par une entité externe (généralement une société privée ou un État), et les utilisateurs n’ont pas leur mot à dire. Le logiciel libre, au contraire, met l’utilisateur aux commandes.Pourquoi ce contrôle est-il important ? Parce qu’avoir la liberté signifie avoir la maîtrise de sa propre vie. Si vous utilisez un programme pour mener à bien des tâches affectant votre vie, votre liberté dépend du contrôle que vous avez sur ce programme. Vous méritez d’avoir un contrôle sur les programmes que vous utilisez, d’autant plus quand vous les utilisez pour quelque chose d’important pour vous.  (cf : Richard Stallman)